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L’innovation éducative au service des enfants

Innovation pédagogique, co-éducation avec les parents, collaboration entre enseignants et émerveillement des élèves : chez Blossom, ces principes structurent le quotidien de l’école.

Rencontre avec Fairouz, directrice chez Blossom

Dans cette interview, nous revenons sur les fondements du projet éducatif, entre exigence académique, bilinguisme et attention portée au développement émotionnel et social de chaque enfant.

Quels sont les grands axes qui caractérisent ce que vous proposez chez Blossom ?

Du point de vue du projet, je dirais d’abord l’innovation. L’ADN de Blossom, c’est construire un projet pédagogique innovant, qui se nourrit aussi du terrain. Pour les parents, je parlerais de co-éducation. Pour l’équipe, de collaboration. Et avec les enfants, d’émerveillement, du plaisir d’apprendre, dans un cadre structurant et avec de la discipline. Nous avons aussi un vrai souci de comprendre chaque enfant dans ses dimensions sociale et émotionnelle, car chacun a des besoins différents.

Peux-tu me décrire une journée type chez Blossom ?

Le bilinguisme français-anglais structure vraiment l’expérience scolaire de chaque enfant. L’autonomie est aussi très présente au quotidien : les enfants apprennent à poser des règles, à bien vivre ensemble et à organiser leur travail, à l’école comme à la maison, de la manière la plus indépendante possible. En même temps, ils évoluent dans un cadre clair, avec des attentes précises sur les apprentissages et le rythme de travail. L’innovation, c’est justement de tout articuler de façon cohérente pour proposer une manière d’apprendre qui ait du sens, qui stimule et qui prépare à la suite, notamment au collège. Au quotidien, je dirais surtout : collaboration et responsabilité. Chez Blossom, nous poursuivons des objectifs académiques tout en ayant à cœur le développement de l’enfant.

Justement, peux-tu préciser comment vous vous assurez de l’acquisition des compétences académiques ?

Nous reprenons toutes les compétences de l’Éducation nationale par cycle. Nous détaillons, par domaine et par matière, l’ensemble des compétences attendues, avec une notation de 1 à 4. C’est ce qui rassure les parents : ils veulent savoir que le programme est suivi et qu’il y a une structure. Mais en parallèle, nous veillons à respecter l’individualité et les besoins de chaque enfant. Je pense que c’est ce qui manque parfois dans certaines écoles hors contrat ou alternatives. Chez nous, les compétences académiques sont clairement affichées, et nos évaluations sont transparentes.

Et sur le développement de l’enfant et son épanouissement, que mettez-vous en place par exemple ?

C’est un travail de tous les jours. À cet âge, les émotions se construisent à travers les expériences vécues avec les autres. La relation est donc essentielle, et nous prenons cela très au sérieux. Cette approche est aussi cohérente avec la philosophie Montessori, non pas sur le plan académique, mais dans sa vision de l’être humain et de ses besoins aux différentes étapes du développement. Le lien aux autres est fondamental. Par exemple, nous avons un « Peace Corner » : un espace qui aide les enfants à comprendre qu’ils ont le droit de ressentir ce qu’ils ressentent, à trouver des moyens de se calmer et à disposer de stratégies adaptées à chaque émotion. Nous prenons ensuite le temps nécessaire pour les accompagner dans leur développement relationnel et émotionnel.

Quand on parle des compétences psychosociales, est-ce que tu dirais que c’est aussi ce qui aide dans l’apprentissage ?

Évidemment, totalement. On ne peut pas travailler si l’on n’est pas émotionnellement disponible. Les interactions dans une école sont extrêmement intenses. Il peut se passer des choses qui paraissent anodines pour un adulte, alors qu’elles sont très sérieuses pour le développement de l’enfant à ce moment-là. On ne peut pas demander à un enfant de faire un exercice s’il est dans un état de stress ou de mal-être. Il faut d’abord se sentir en sécurité émotionnelle, se sentir compris et respecté, pour pouvoir être disponible pour tout ce qui est rationnel. Tout cela est interdépendant.

C’est aussi pour cela que le harcèlement scolaire est un sujet que nous prenons très au sérieux. Nous expliquons clairement quels sont les différents cas d’abus ou d’intimidation, comment cela se traduit émotionnellement, mais aussi factuellement, physiquement ou verbalement. Nous insistons sur le fait qu’il faut alerter. Cela demande du temps, et c’est un travail de tous les jours. Certains enfants ont besoin de médiation dans leurs relations. Ce sont des sujets très actuels, mais pour nous, ils font partie des bases essentielles de la construction d’un enfant en élémentaire : les besoins ne sont plus autocentrés, ils se construisent avec l’autre.

Juste le mot de la fin. Si je devais vraiment bien comprendre ce qui se passe pour vous au quotidien en résumé, tu dirais quoi ?

Pour résumer, notre volonté au quotidien, c’est vraiment de poursuivre des objectifs académiques en y ajoutant de façon structurante le bilinguisme, tout en ayant à cœur le développement de l’enfant.

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